Lors de ses vœux à la population, madame le Maire a annoncé que les impôts n’augmenteraient pas à Voisins. Quelques jours après, notre Maire, également conseillère départementale, a voté la hausse sans précédent de la part départementale de la taxe foncière qui bondit de 66 % !

Fâcheux de n’avoir pas annoncé cette hausse lors des vœux !

Certes, l’Etat se désengage en baissant ses dotations. Faut-il pour autant répercuter tout le manque à gagner auprès du contribuable local ? Nous ne le pensons pas, cela ne servirait à rien. A chaque niveau de notre mille-feuille territorial, il convient de remettre en cause le fonctionnement du passé et non vouloir systématiquement le prolonger. C’est ainsi que nous réussirons collectivement à reconstruire autrement.

Les aides du Département à la petite enfance ont été supprimées. Ce sont des recettes importantes en moins pour Voisins. Le budget devra être révisé en conséquence.
Face à cette réalité et dans un contexte économique incertain, parler de la « gratuité » des services est tout simplement une illusion trompeuse. Nous avions pourtant alerté et fait des propositions lors du débat budgétaire.

Tribune du groupe TRPV « Vicinois 10 »

leparisien

Le budget du conseil départemental des Yvelines, qui s’élève pour 2016 à 1,6 Md€, a été voté, ce vendredi, à la quasi-unanimité. Seuls deux conseillers (sur 42), Philippe Brillault et Sylvie d’Esteve, élus (LR) sur le canton du Chesnay, n’ont pas validé les choix financiers du département pour cette année, qui entérinent notamment la hausse de 66 % du taux de la taxe foncière sur les propriétés bâties, passé de 7,58 % à 12,58 %.

Ce qui chagrine surtout le maire du Chesnay, c’est que l’assemblée a retoqué son amendement. Philippe Brillault réclamait le maintien de l’aide de 5,50 € par jour et par enfant aux crèches, supprimée pour réaliser une économie de 8,3 M€. Il préconisait d’arrêter à la place de distribuer des tablettes numériques aux collégiens.

Laurent Richard, le rapporteur (UDI) du budget, a rappelé que « la taxe foncière est le seul impôt dont le département maîtrise le taux ». Pour lui, sa hausse est « nécessaire pour soutenir le développement du département ». Quelques voix dissonantes se sont quand même élevées dans ce conseil sans opposition. « Cette hausse est un vrai coup de massue pour le contribuable, a commenté Yves Vandewalle (LR), élu sur le canton de Maurepas. Nous aurions pu faire des économies sur l’aide au logement ou sur la coopération décentralisée, qui n’est pas une compétence du département. » « C’est un taux violent qui va être difficilement compréhensible par les citoyens », a fait également remarquer Claire Chagnaud-Forain, conseillère départementale (UDI) de Versailles.

125 € par propriété en moyenne

Cette hausse, qui représente 125 € en moyenne par propriété, n’empêche cependant pas les Yvelines d’avoir la taxe foncière la moins élevée de tous les départements de la grande couronne parisienne. « Les Yvelines sont bien gérées avec un encours de dette de 555 € par habitant » a insisté Laurent Richard.

Evoquant « un budget de combat », Pierre Bédier, le président (LR) des Yvelines a fustigé, une fois de plus, la baisse des dotations de l’Etat (de 38 M€ entre 2015 et 2016), et la hausse de 6 M€ de la somme qu’il va devoir verser aux départements les moins riches (41 M€ au total). « Ce dispositif est une prime au vice et une punition à la vertu », a-t-il pesté. Avant de s’engager à baisser à nouveau les impôts, « en cas de reprise économique ou de changement de la politique de l’Etat sur les dotations ».

Le Parisien
Hervé Rachynski |